Que faites-vous exactement, toi et ton équipe?
Nous mettons divers projets en œuvre avec les fournisseurs de prestations, afin que les personnes assurées restent en bonne santé, recouvrent la santé ou encore qu’elles parviennent à bien vivre avec un problème de santé. C’est particulièrement dans ce troisième volet que nous réalisons beaucoup de projets, à savoir avec des personnes souffrant de maladies chroniques. D’une part les maladies chroniques génèrent une grande part des coûts dans notre système de santé, la tendance étant en forte hausse. D’autre part, nos projets et activités peuvent contribuer grandement à l’amélioration de la qualité de vie des personnes concernées.
Tu mentionnes les fournisseurs de prestations: veux-tu dire par là les médecins?
Oui exactement, mais pas uniquement. Nous travaillons très souvent avec des cabinets de médecins de famille. Ils sont encore souvent le premier et le plus important point de contact des patientes et patients, en particulier pour celles et ceux qui souffrent de maladies chroniques. Outre les réseaux de médecins de premier recours, les chaînes de pharmacies, la télémédecine, les hôpitaux ou les cliniques font aussi partie de nos partenaires.
Tu as fait des études en pharmacie et tu as dirigé une officine pendant dix ans. Ce bagage te sert-il dans ton travail?
Oui absolument. En tant que pharmacien, j’ai longtemps travaillé chez santémed (aujourd’hui Medbase) et sanacare, et ai collaboré étroitement avec le corps médical. De ce fait, je connais bien le travail au sein des réseaux interprofessionnels. Cela m’aide à évaluer la pertinence d’un projet. En même temps, notre travail est mieux accepté chez les partenaires si nous pouvons discuter d’égal à égal.
Dans quel domaine ton travail a-t-il la plus grande influence?
Dans le domaine du remboursement des prestations qui ne sont pas prévues dans la loi sur l’assurance-maladie. Voici un exemple: au sein d’un programme de Disease Management, une patiente ou un patient bénéficie d’un traitement structuré, qui est coordonné avec toutes les personnes impliquées. Ce coût engendré par la coordination ne peut toutefois pas être facturé par les cabinets via le Tarmed. C’est pourquoi nous convenons contractuellement avec ces derniers que nous remboursons cette prestation ainsi que d’autres, parce que nous partons du principe que le traitement sera globalement meilleur et moins cher grâce au programme. Nous examinons alors ce point par le biais de données anonymisées.